LES BASES DE LA THEORIE

Théorie calcul cours de bourse

Les bases de la thérorie de notre cotation boursière

Ce site a pour objet d’être un élément de réflexion sur les variations quotidiennes des actions sur le CAC 40 (indice Français), le SMI (indice Suisse), le BEL 20 (indice Belge).

Ce site est destiné à donner une information non officielle. De ce fait, il ne saurait être remis en cause juridiquement et utilisé pour valoriser un portefeuille et encore moins bâtir un raisonnement d'investissement financier.

Pour rappel, le système de cotation actuel ne tenant pas compte des volumes échangés (liquidité), le cours de bourse actuel ne peut être pris à lui seul comme une information de la valeur de vos titres et de votre portefeuille.

En effet, il suffit de quelques titres échangés pour que mécaniquement on parle de hausse ou de baisse importante.

Exemple pris le 11 décembre 2018 : Tableau des cours du jour ICI

Dassault Systemes est annoncé en hausse de 4,98% en Variation Spéculative du Jour (CAC 40 actuel), hausse ramenée en Variation Humainement Responsable, avec la prise en compte de la faiblesse des volumes échangés en parfait respect du principe juridique "d'égalité des porteurs de parts", une hausse de 0,001%. De 0,001 à 4,98% = 4980 en effet de levier comptable de création. Cherchez l'erreur ! Et pour le fun, seuls 490 705  titres ont été échangés (à différents cours) sur un flottant (titres disponibles à la négociation) de 2 435 285 011 titres, soit un volume de 0,02% du flottant.

AXA est annoncé en baisse de 0,87% en Variation Spéculative du Jour (CAC 40 actuel), baisse ramenée en Variation Humainement Responsable, avec la prise en compte de la faiblesse des volumes échangés en parfait respect du principe juridique "d'égalité des porteurs de parts", à une baisse de 0,0044%. De -0,0044 à -0,87% = 197 en effet de levier comptable de destruction. Cherchez l'erreur ! Et pour le fun, seuls 12 442 985  titres ont été échangés (à différents cours) sur un flottant (titres disponibles à la négociation) de 2 423 331 240 titres, soit un volume de 0,51% du flottant.

Ironie de l'histoire, Claude Bébéar, ancien président d'AXA,  rappela  lors de la dernière crise que : « le système comptable en imposant le cours de bourse comme valeur oublie que  la bourse n’a jamais été faite pour donner la valeur  d’une entreprise. C’est un lieu d’échange. »

Si le cours monte, les investisseurs se croient plus riches (et dépensent en conséquence voire mettent leur portefeuille ou leur contrat d’assurance-vie en garantie d’un prêt), s’il baisse, les investisseurs se croient plus pauvres (et maîtrisent leur consommation).

La logique ne voudrait-elle pas que l’on fasse ressortir dans le cours de bourse le faible pourcentage du volume échangé ?

De ces aberrations des cotations sont issus quantité de « crises », de « krachs » ou d’euphories qui n’auraient jamais du exister.

Dans un article paru dans « La Tribune » le 1er juillet 2009, Séverine Sollier  reprend les propos de Jean-Louis Faure, délégué général du CTIP (Centre technique des institutions de prévoyance) :
« La crise a fait perdre environ 3 milliards de fonds propres aux institutions de prévoyance en provoquant la disparition des plus-values latentes ».
Dans le cas ci-dessus,  l’institutionnel parle de plus-value latentes alors que ces plus-values relevaient du « fictif » le plus absolu. Malheureusement, ce fictif absolu ayant été présenté comme une réalité, des décisions totalement faussées ont été prises.
La cotation réalisée sur quelques titres ne peut en aucun cas servir de référence de valeur pour l’ensemble des titres. 

Un institutionnel qui représente un secteur d’activité (38,7 milliards de placement et 11,5 milliards de fonds propres)  n’ayant pas intégré dans son raisonnement une notion de liquidité basée sur le volume échangé (fluidité) transforme une cotation virtuelle en plus-values  latentes. Plus-values latentes intégrées dans ses prévisionnels d’entreprise.   
Illustration parfaite de l’ambiguïté du système de cotation actuel.
La dissymétrie de l’information (perception différente de l’information selon les connaissances du lecteur) devient de la désinformation créant des effets pervers lorsque cette  information  faussée sert de base à la mise en place de politique stratégique d’entreprise ou de gestion de patrimoine.

Comme le rappelle  Noël Amenc, professeur de finance à l'EDHEC et membre du Conseil scientifique de l'AMF, en date du 19 avril 2010  :  
Les règles de l’exigence de liquidité, les régulateurs et la Commission européenne ont une lourde responsabilité dans la crise de liquidité de nombreux produits financiers.

Claude Bébéar  rappela  lors de la dernière crise que « le système comptable en imposant le cours de bourse comme valeur oublie que  la bourse n’a jamais été faite pour donner la valeur  d’une entreprise. C’est un lieu d’échange. »

Gonzague de Blignères dans « Le Figaro » du 11 août 2009 nous rappelle dans un article « Les limites de la spéculation financière » " Le spéculateur financier investit ou se retire sur la base du crédit qu’il accorde à la qualité d’une information : interprétation des cours de Bourse, publicité des banques…Si cette information se dégrade, le ressort de la confiance est brisé."

Et pour le fun, l'avis des Présidents de l'AMF (Autorité des Marchés Financiers en France) : http://www.socioecopofi.com/media/AMF/20%2005%2014%20Courrier%20Monsieur%20Jouyet.pdf

Article de compréhension (simple à lire et à comprendre) sur la révolution boursière des années 80.

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